Gestion des déchets et propreté urbaine

En France, le gisement global de déchets ménagers et assimilés (i.e. déchets ménagers et ceux produits par les activités commerçantes, artisanales et industrielles) collectés par le service public de gestion des déchets s’élevait à 38,5 millions de tonnes en 2011.

Les déchets pris en charge par le territoire

La collecte et le traitement des déchets ménagers et assimilés  et la propreté urbaine sont de compétence communale. La gestion des déchets est toutefois, le plus souvent, mise en œuvre à une échelle territoriale plus large.

Les choix réalisés en matière de politique de gestion des déchets et de propreté par les collectivités publiques présentent de très forts enjeux :

La professionnalisation du métier

La mécanisation croissante des activités de gestion des déchets et de propreté urbaine implique une professionnalisation des métiers qui doit s’articuler avec la dimension sociale liée notamment à l’insertion des personnes en difficulté ;

L’optimisation des coûts

Dans un contexte d’augmentation constante des coûts de gestion des déchets par les collectivités (+ 90% entre 2000 et 2011 en euros courants), la recherche continue d’optimisations techniques et financières est nécessaire pour maintenir un service public de gestion des déchets de qualité à des coûts acceptables par les populations ;

La mutualisation des compétences

Cette recherche d’optimisations techniques et financières pousse de plus en plus les collectivités vers une mutualisation des moyens entre les compétences déchets et propreté impliquant une refonte de la gouvernance de ces services publics ;

Les filières de traitement alternatives

Le développement de filières de gestion et de traitement alternatives au « tout-enfouissement » et « tout-incinération » coordonnées au niveau des territoires constitue un enjeu économique mais également environnemental majeur (limitation de la consommation des ressources naturelles, préservation de la qualité des sols et des eaux, préservation de la santé humaine, etc.).

Le rapprochement de la production

La recherche d’une meilleure valorisation matière, organique et énergétique implique une interaction de plus ou plus forte entre les métiers du déchet et ceux de l’industrie productive (utilisation de matériaux recyclés dans les processus de fabrication), de l’énergie (électricité et biogaz issus de déchets) et de l’agriculture (utilisation des composts et amendements organiques issus de déchets en lieu et place d’amendements chimiques).

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