Une analyse des mutations de la production urbaine pour repenser l’action publique

Si la ville n’a pas de prix, elle a assurément un coût. L’aménagement de nouveaux quartiers, la construction des équipements et espaces publics, la gestion des services urbains induisent des dépenses qui doivent être couvertes. La question est de savoir qui les finance.

Historiquement ce coût a été principalement pris en charge par l’impôt, c’est-à-dire payé par les contribuables. Mais ce modèle tend aujourd’hui à être remis en cause avec la crise des finances locales. Cette mutation du modèle économique historique de la ville est encore renforcée par les nouvelles technologies et l’économie numérique, qui consacrent l’arrivée de nouveaux acteurs et de nouveaux modes de production et de consommation.

Les modèles économiques se diversifient, d’autres payeurs entrent en jeu, en plus du duo initial contribuable-usager et de nouvelles formes de péréquations apparaissent.

Ces mutations ne sont pas sans conséquences et questionnent la place de la puissance publique en transformant les formes de solidarité et de financement. Elles doivent être mises en perspective, pour en révéler toute leur dimension stratégique et politique et identifier les nouveaux gisements de valeur et l’ingénierie nécessaire à leur captation.

C’est tout l’enjeu de cette étude sur les modèles économiques urbains, menée par les cabinets ibicity, Acadie et Espelia.

Les résultats de cette étude seront publiés progressivement sur le site http://www.modeleseconomiquesurbains.com/, puis compilés dans un rapport complet qui sera publié à l’automne 2016.
Ce site a également vocation à être une plateforme d’échange et de veille sur le sujet de l’évolution des modèles économiques urbains qui pourra se prolonger au-delà du temps de l’étude.

Cette étude est financée par l’ADEME, l’Association des Maires de France (AMF), avec le soutien du Plan Urbanisme Construction Architecture (PUCA).

NMEU