le billet
Publié le 20 juillet 2021
Rédigé par Mathieu RODRIGUES, Hélène DELHAY et Nicolas CRINQUANT, avec la participation de Laurent MALLAVAUX, Claude KAYSER et Valentin ROCHETEAU

Economie de la résilience : liens entre acteurs économiques, mix économique territorial et tensions sur les ressources locales

Intimement corrélée à l’empreinte carbone, l’économie aura un rôle clef à jouer dans la bascule de notre société vers une planète dont le réchauffement serait au mieux maîtrisé, au pire vivable. Réduire la boulimie de ressources naturelles, prévenir les impacts sur la biodiversité ou favoriser l’émergence de technologies propres sont autant d’ambitions à passer d’un modèle de consommation traditionnel à un modèle plus sobre et raisonné. L’enjeu : maîtriser nos impacts sur les écosystèmes et ressources naturelles, tout en continuant à en tirer parti.

Intimement corrélée à l’empreinte carbone, l’économie aura un rôle clef à jouer dans la bascule de notre société vers une planète dont le réchauffement serait au mieux maîtrisé, au pire vivable. Réduire la boulimie de ressources naturelles, prévenir les impacts sur la biodiversité ou favoriser l’émergence de technologies propres sont autant d’ambitions à passer d’un modèle de consommation traditionnel à un modèle plus sobre et raisonné. L’enjeu : maîtriser nos impacts sur les écosystèmes et ressources naturelles, tout en continuant à en tirer parti.

Les conséquences économiques du changement climatique se ressentent déjà : hausse du coût des assurances suite à des catastrophes naturelles, baisse des rendements agricoles suite à des sécheresses ou encore à des gelées blanches comme cela a été le cas dans le sud de la France au printemps dernier « probablement la plus grande catastrophe agronomique de ce début de XXIe siècle » déclarait le 12/04/2021 le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie, etc. Pourtant, ce n’est rien par rapport à ce qui pourrait se jouer d’ici 2050. Il est possible d’en imaginer l’ampleur à partir de la crise sanitaire que nous traversons ou encore de la crise financière de 2008, dont les effets sont encore perceptibles. L’équation économique à laquelle faire face n’est donc plus : « sommes-nous capables d’encaisser les effets d’une crise ? » mais « comment préparer notre système à encaisser des crises exceptionnelles dans des pas de temps toujours plus rapprochés ? ». La crue centennale deviendrait décennale, les rendements agricoles s’effondreraient durablement, la route de montagne emportée par un glissement de terrain disparaitrait deux ans après sa reconstruction. Bref : le système aurait à peine le temps de se relever d’une crise qu’il devrait déjà faire face à une nouvelle.

Ce présent article tente d’imaginer les conséquences économiques de la crise écologique à l’échelon local et de s’interroger sur les défis à relever par les Collectivités.

Selon Magali Talandier et Yatina Calixte (2021), le premier prisme à travers lequel s’analyse la crise économique est temporel. Leur étude suggère que la production et l’emploi sont soumis cycliquement à des périodes de crise économique, entraînant des phases de récession plus ou moins importantes et plus ou moins locales. Selon l’échelle et le périmètre étudiés, les territoires sont exposés à des temporalités et intensités variables, mais aucun n’est épargné.

La crise écologique remet en cause ce facteur temporel. En plus des catastrophes se succédant les unes aux autres, la crise écologique se matérialise par une dégradation continue du système productif et une augmentation constante des coûts, impactant la rentabilité de nombreuses filières :

  • La perte de biodiversité et l’appauvrissement des sols engendrent une diminution des rendements agricoles. Le recours à la pollinisation artificielle des cultures pour pallier la disparition des insectes pollinisateurs repose sur des technologies coûteuses (exemple des drones[1]).
  • La dépollution des friches présentant des sols souillés par des activités antérieures (souvent industrielles) représenterait aujourd’hui un surcoût de 10% à 30% dans le bilan des travaux par rapport à une opération classique ;
  • La reconstruction post-catastrophe pèse également sur les assureurs qui répercutent ces charges sur le coût de couverture et cherchent à limiter leur risque économique en refusant de couvrir certains aléas ;
  • La dégradation des habitats naturels impacte la santé des individus et le modèle économique des systèmes de santé : asthme lié à la qualité de l’air, troubles psychologiques causés par le bruit environnant, dysfonctionnements hormonaux dus aux perturbateurs endocriniens (exemple des substances médicamenteuses rejetées en sortie des stations d’épuration dans les milieux aquatiques), etc.

Inégalement touchés par ces phénomènes, les territoires n’en demeurent pas moins impactés que ce soit au niveau de leur économie locale ou du fonctionnement même de la Collectivité (le bon fonctionnement de l’un impactant les ressources de l’autre).

A titre d’exemple, dans le Nord, certains assureurs ont refusé d’indemniser les propriétaires touchés lors de la sécheresse de 2018. Plusieurs habitants se sont retrouvés en difficulté, incapables d’établir le lien de cause à effet entre l’épisode de sécheresse sévère et les dommages aux fondations des maisons et les fissures de façades générées par le retrait des argiles. La répétition d’une telle situation nuira à l’attractivité des communes concernées, et donc impactera leurs ressources financières et pourrait fragiliser à terme la capacité d’investissement dans les services publics locaux.

Pourtant, de nombreuses Collectivités ont du mal à appréhender les impacts concrets et locaux de la crise écologique. Et les quelques Collectivités, qui ont pris la mesure des enjeux, se sentent souvent démunies car elles doivent alors faire face à des sujets qui dépassent le cadre traditionnel de leurs compétences, font appel à une coopération large des acteurs locaux et nécessitent de repenser leurs modes d’intervention et organisation.

 

1. Des liens à renforcer avec et entre les acteurs économiques locaux

En effet, les liens entre acteurs constituent un pilier de la résilience territoriale. A territoire équivalent, la résilience territoriale serait meilleure là où une solidarité interpersonnelle ou intergroupes existerait naturellement. Ce « filet de sécurité » permet de mieux encaisser les crises et de s’en relever plus efficacement. Lors de la vague de chaleur qui a frappé Chicago en 1995 durant 5 jours et conduisant à 739 morts, l’action publique s’est révélée trop lente et les populations ont dû faire face à la situation. Les hispaniques ont affiché un taux de mortalité bien plus faible que les autres communautés, du fait de la densité de population dans leurs quartiers mais également d’une meilleure cohésion sociale[2].

Most heat-related deaths in South and West sides (heat-related deaths in july 1995 Chicago heatwave). Source : Cook County Medical Examiner

 

L’exemple de la catastrophe de Fukushima montre en revanche que les politiques publiques peuvent avoir des effets négatifs sur la cohésion sociale et la capacité d’un territoire à se relever post-crise lorsque les critères sociaux sont ignorés pendant la gestion de crise. Ainsi, le village d’Iitate a été évacué sur des critères de radioprotection, entraînant la scission du village, la séparation de la communauté locale et l’affaiblissement des liens sociaux[3].

Si le lien entre résilience individuelle et collective se vérifie d’un point de vue sociologique, il semble également vrai pour la résilience économique. Les acteurs sauront d’autant mieux coopérer et trouver des solutions « hors du cadre » qu’ils se connaissent et ont l’habitude de travailler ensemble, de coopérer. Ainsi, les cidreries québécoises dont le business plan reposait en grande partie sur l’agrotourisme sont parvenues à réinventer leur modèle en pleine crise du Covid-19. Un glissement s’est opéré vers un modèle hybride misant sur la communication via les réseaux sociaux entre les cidreries et les visiteurs, stimulant l’achat local tout au long de l’année, là où le modèle dépendait antérieurement des touristes[4].

La crise du Covid-19 a mis en lumière la capacité des Collectivités ayant des liens forts avec leurs commerçants ou agriculteurs à mettre en place des solutions alternatives de substitution[5] : Millau des bons d'achat abondés, Saint-Joseph de la Réunion un drive municipal avec des produits locaux, Sarlat un marché alimentaire virtuel sur la plateforme participative… Les crises invitent les Collectivités à tisser davantage de liens avec les acteurs économiques afin de mieux les préparer et de mieux les surmonter.

De manière plus générale, la crise Covid-19 engage un changement de paradigme selon l’économiste Robert Boyer : plutôt que d’opposer public et privé, les autorités publiques devraient – à l’image du Danemark – proposer des services publics solides sur lesquels pourraient s’appuyer les entreprises privées. Toutefois, l’une des difficultés auxquelles se heurtent les pouvoirs publics est l’éclatement des structures en charge des services publics. Pour l’économiste, il faudrait une planification transectorielle des services publics essentiels au maintien de l’économie (santé, éducation…). A l’échelle territoriale, cette réflexion pose la question du rôle de la Collectivité dans l’écosystème d’acteurs et de son organisation : organisatrice, opérateur, facilitatrice, …

Le rôle des Collectivités pourrait également consister à aider les privés à créer davantage de liens entre eux pour favoriser les solidarités nécessaires à la résilience. Les Collectivités pourraient jouer un rôle « d’agrégateur »[6] à travers le développement d’espaces communs ouverts à tous, à l’instar des tiers lieux ayant pour but de créer des synergies entre acteurs.

Leviers et postures des collectivités locales (Source : Ibicity, Espelia, Partie Prenante dans nouveaux modèles économiques urbains)

 

2. Des territoires inégalement résilients selon la structure de leur économie

La résilience économique d’un territoire se mesurerait également à travers un facteur compositionnel, c’est-à-dire la structure ou composition sectorielle de l’économie locale.

Les Métropoles concentrent la majorité de la population et du PIB nationaux. Pourtant, elles sont touchées plus durement par les crises. Elles s’avèrent à la fois moins résistantes (elles sont touchées plus durement par le choc) et faisant preuve d’une récupération plus lente, comme l’atteste le graphique ci-dessous qui analyse les effets de la crise financière de 2008.

Cycle de résilience des EPCI et des métropoles (Source : Taillendier et Calixte, 2021)[7]

 

L’une des explications possibles est que les villes regroupent l’essentiel des emplois tertiaires, qui arrivent en bout de chaîne des activités économiques, mais également des activités culturelles ou de loisirs qui sont les premières à souffrir de la contraction des budgets des ménages. L’économie de la ville serait donc la première à souffrir des crises et la dernière à s’en remettre. Ce phénomène s’observe aussi à l’échelle mondiale où les continents ruraux comme l’Afrique semblent finalement mieux résister que les continents hyper urbains comme l’Amérique latine à la crise du Covid-19. Cela s’explique à la fois parce que l’Afrique est moins durement touchée (population jeune, territoires moins denses et donc moins propices à la pandémie) mais également parce qu’ayant une organisation moins centralisée, moins dépendante de l’action publique et une culture de « la débrouille » qui se matérialise par des innovations diffuses d’initiative privée[8].

Pour autant, ces constats ne doivent pas occulter les inégalités de départ : bien que les crises puissent ponctuellement réduire les inégalités entre certains territoires, celles-ci ne sont pas fondamentalement remises en cause. Ainsi, si la crise de 2008 a permis aux pays émergents de franchir symboliquement la barre des 50% du PIB mondial, elle n’a pas rebattu l’ordre mondial. De la même manière, il serait simpliste d’opposer une ruralité résiliente à une urbanité qui ne le serait pas : il existe une infinité de ruralités qui se portent plus ou moins bien[9] et une multitude d’urbanités plus ou moins aptes à encaisser les chocs.

En effet, la résilience des territoires dépend également de la spécificité ou de la variété de leur activité économique. A l’échelle nationale, les Pays dont l’économie repose essentiellement sur le tourisme ou les produits pétroliers ont été durement touchés par la crise du Covid. Plus proche de nous, l’exemple du bassin d’emploi toulousain « aéronautique dépendant » est frappant : 8 800 emplois ont été perdus en 2020 en Occitanie à cause de la crise sanitaire. Autre exemple : la fermeture des centrales nucléaire de Fessenheim ou charbon du Havre et de St Avold ont été accompagnées de soutiens publics importants pour éviter un effet domino sur toute l’économie locale. Ce effet est inévitable dès lors que le pilier central de l’édifice économique local est fragilisé. A contrario, des territoires aux activités plus diversifiées, affichant un développement économique plus dynamique (Vitré, Sud Mayenne…) démontrent une étonnante capacité à traverser des périodes de tension. Ces exemples laissent supposer qu’un mix économique local serait une condition de la résilience économique. Il serait intéressant de mesurer les effets du programme national « Territoires d’industrie » lancé en 2018, cherchant à renforcer les stratégies industrielles territoriales. La déspécialisation des territoires n’est cependant pas simple. Elle implique de renoncer aux économies d’échelle qui ont permis de diminuer les coûts de nombreuses marchandises et pourrait menacer l’économie de certains territoires fleurons d’une économie spécialisée. La transition ne pourra se faire sans une concertation avec les acteurs concernés[10].

 

3. Des ressources locales à (re)valoriser au regard des crises à venir

Au-delà de son caractère urbain ou rural et du niveau de spécificité de son économie, la résilience d’un territoire semble intimement dépendante de sa gestion des ressources.

L’une des menaces grandissantes qui pèsent sur l’économie des services est la raréfaction des ressources naturelles (matériaux, eau, biodiversité…). D’après les prévisions, les sources et les chaînes d’approvisionnement subissent ou subiront une mise sous tension ; or, le modèle économique actuel dépend fortement de l’exploitation croissante de ces ressources et, l’Histoire en est témoin, chaque choc en approvisionnement se répercute sur l’économie mondiale et entraîne des fluctuations de prix, une augmentation des tensions géopolitiques et des crises socio-économiques.

Au niveau mondial, cette tension se ressent déjà sur certains marchés à l’instar des micropuces[11] électroniques dont le prix grimpe progressivement du fait de la pénurie de semi-conducteurs. Elle impacte en cascade la production de smartphones, de voitures ou encore de machines à laver. Certaines matières premières de construction sont également concernées[12]. Le cuivre, essentiel pour la production d'équipements électroniques, vient pour sa part d’atteindre un pic sur la place boursière à 10 440 $/tonne, laissant certainement présager de tensions autour de ce métal dans un futur proche.

La crise liée à la raréfaction des ressources se ressent d’autant plus vivement que le territoire est dépendant d’approvisionnements extérieurs. En temps de crise, les grands réseaux d’approvisionnement sont fragilisés[13] et des réseaux alternatifs et spontanés se mettent en place, à un échelon plus local.

Cependant, ces micro-réseaux ne peuvent émerger que si des sources locales d’approvisionnement se sont maintenues. Certains centres-villes d’Afrique se sont ainsi retrouvés confrontés à une pénurie de denrées alimentaires lors de la crise sanitaire, car exclusivement dépendants de grands réseaux d’approvisionnement. La crise du Covid-19 a montré tout l’intérêt de maintenir une production de biens « essentiels » sur le territoire national voire régional et à mieux utiliser les ressources locales. En avril 2021, le Conseil d'analyse économique a identifié 644 intrants importés[14] qui rendent l'appareil productif français vulnérable et propose une intervention publique pour y remédier avec des relocalisations concentrées. Et le Conseil de souligner que : « Pour garantir son efficacité, la stratégie de résilience doit être organisée autour d’intrants très spécifiques : des politiques industrielles imparfaitement ciblées seraient coûteuses pour le consommateur, sans fondamentalement renforcer la résilience […] ».

Répartition des vulnérabilités d’approvisionnement en France (Source : CAE, 2021)

 

La question de la gestion des ressources n’est toutefois pas simple. Comme évoqué dans l’article précédent (Réseaux, espaces urbanisés et résilience), l’autonomie d’un territoire n’est pas une réponse absolue à la raréfaction des ressources et la question de l’échelle de dépendance se pose différemment selon les biens (plus ou moins essentiels et plus ou moins périssables), les territoires (plus ou moins enclavés) et les crises attendues (qui peuvent soit toucher l’échelon local, soit un échelon plus large).

Toujours est-il que les crises questionnent sur la valeur donnée aux différentes ressources : le cuivre vaut-il moins que l’or ? l’eau moins que le gaz ? les espaces végétalisés moins que les espaces urbanisés ?

Certains biens voient leur valeur financière augmenter : c’est le cas de l’acier, mais également, à l’échelon local, de l’eau potable toujours plus coûteuse à produire et à transporter, des terres agricoles en particulier de grandes cultures dont le prix a été boosté lors de la crise sanitaire par des investisseurs en quête de « placement tangible »[15] ou des maisons de campagne[16]. Il y a fort à parier que les infrastructures des services ou des opérateurs d’importance vitale (12 secteurs d’activités, 240 OIV, couverts par la loi de programmation militaire) suivront cette tendance dans les années à venir. Preuve en est l’intérêt grandissant des fonds d’investissement pour le sujet.

A l’inverse, les investisseurs se détournent des actifs fortement dépendants des énergies fossiles, ce qui laisse présager une crise des « actifs échoués » (de l’anglais stranded assets). Plus localement, les acquéreurs se détournent de certains biens immobiliers et certains biens de consommation.

Bien qu’il n’existe pas de réponse simple, ces changements invitent les Collectivités à s’interroger sur la façon d’évaluer les ressources de leur territoire qui ont de la valeur et sur la façon dont cette valeur pourrait évoluer dans le temps. La question se pose plus vivement à l’heure de la crise écologique qui n’est pas une simple défaillance du marché mais « la plus grande défaillance de marché que le monde n’ait jamais connue » (Stern, 2006). Ce n’est qu’en ayant un éclairage prospectif sur les crises à venir que les politiques pourront décider de façon lucide de la nécessité de mieux préserver certaines de leurs ressources, d’en exploiter d’autres et de relocaliser ou non certaines productions.

 

4. Une économie transformée durablement par la crise écologique

Dans l’Histoire contemporaine, les crises financières telles que celle de 2008 ou les guerres se sont terminées par un renouveau de la croissance. Néanmoins, la crise du Covid-19 est bien plus complexe, élargie et durable. De ce fait, l’économiste Robert Boyer doute du fait que la sortie de crise rimera avec une reprise de la croissance. Cette interrogation fait écho à la crise écologique : sera-t-il possible de sortir de cette crise grâce à la croissance ? Les avis divergent bien que de plus en plus en plus de voix prônent une trajectoire plus sobre.

La seule certitude que nous ayons est que le paysage économique ne ressemblera pas à ce qu’il a été. La crise du covid-19 permet d’entrevoir quelques modifications telles que la relocalisation de certains circuits de distribution, une nouvelle répartition démographique et donc économique entre les territoires urbains, périurbains et ruraux, ainsi qu’une nouvelle valeur accordée à certains biens.

Pour autant, nul ne sait à quoi ressemblera l’économie post-covid, combien de temps il faudra pour revenir à un niveau de croissance d’avant-crise ni même si ce niveau pourra à nouveau être atteint.

A fortiori, la question de la transformation du paysage économique se pose avec plus d’acuité pour la crise écologique. Cependant, quelques clés de la résilience sont déjà connues : développer davantage de liens entre les acteurs, connaître son territoire et ses ressources pour mieux les préserver et les valoriser en cas de besoin, penser les infrastructures de manière à pouvoir les modifier facilement ou développer des circuits d'approvisionnement à géométrie variable. Comme de nombreuses autres sociétés humaines avant nous, nous sommes face à un avenir incertain. Cela ne nous empêche pas de nous y préparer.

 


[3] Les populations locales face aux conséquences à long terme des catastrophes nucléaires : Les enseignements de Fukushima et de Tchernobyl. Mutadis, 2016.

[4] L. Martin Cloutier and Laurent Renard, « Offre d’expérience agrotouristique, COVID-19 et capacité de résilience », Téoros [Online], | 2020, Online since 11 November 2020, connection on 24 March2021. URL : http://journals.openedition.org/teoros/7977

[7]Quelles leçons retenir de la crise de 2008?, Magali Talandier et Yatina Calixte, 2021

[8] Les émergeants face au covid, France culture, 2020

[9] La géographie rurale française en perspective historique, Pierre Cornu, 2018

[10] Penser la stabilité financière à l’ère des risques écologiques globaux, Patrick Bolton, 2020

[11]Certains Etats planifient, d’ailleurs, une relance de la manufacture nationale de micropuces en vue d’atteindre une indépendance technologique.

[12]Béton, fer, verre et bois majoritairement.

[13]Article Espaces urbanisés, réseaux et résilience : interdépendances individuelles et collectives

Lien : https://www.espelia.fr/fr/blog/espaces-urbanises,-reseaux-et-resilience-:-interdependances-individuelles-et-collectives.html

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