Rédigé par Valentin Mangiavellano, consultant référent de l'équipe Data
Dans notre précédent article nous mettions en lumière la ‘Jungle des données’ et définissions les règles à suivre pour en sortir et élaborer un tableau de bord percutant et utile aux décideurs.
Mais avant tout c’est l’expression et la compréhension des besoins qui constitue l’étape capitale pour la réussite d’un projet numérique. C’est au travers d’une démarche itérative et une méthodologie ‘agile[1]’ qu’un projet DATA et, plus largement, un projet numérique, peut réellement rencontrer le succès.
Pourquoi ? Parce que cette approche place les utilisateurs finaux au cœur de chaque étape et garantie que la solution / tableau de bord répondra à leurs attentes, tout en continuant d’évoluer en fonction de leurs retours et nouveaux besoins.
Depuis 2018, Espelia conçoit et commercialise des solutions numériques. Fort de 7 années d’expérience dans la conduite de projets digitaux, notre cabinet a traversé de nombreux défis, testé différentes approches, ajusté ses méthodes et appris de ses erreurs comme de ses réussites.
Aujourd’hui, nous partageons avec vous nos retours d’expérience pour vous proposer une vision claire des grandes étapes pour mener à bien un projet numérique ou data.
C’est souvent l’étape que l’on a tendance à négliger, pourtant c’est l’étape capitale. C’est celle qui va permettre de gagner un temps précieux par la suite et de limiter les itérations inutiles.
« Tout commence ou prend racine autour de l’utilisateur final. »
Il est essentiel de s‘assurer que les parties prenantes ont une vision claire et partagée du besoin final, afin de pouvoir élaborer un cahier des charges précis, aussi bien du point de vue fonctionnel[2] que technique[3]. Ce qui va permettre à chacun de travailler dans la bonne direction.
Il n’est pas nécessaire d’impliquer tous les métiers dans cette phase, mais il faut garantir que la vision soit comprise, alignée et bien relayée au sein des équipes.
Une bonne définition est une marche de franchie pour atteindre la réussite d’un projet.
Objectif : Comprendre et documenter les exigences des utilisateurs.
Activités :
Livrables : Cahier des charges complet et clairement documenté (ne pas hésiter à mettre des illustrations du résultat attendu).
La création des maquettes ou des premières ébauches fonctionnelles[4] est la deuxième étape. Elle consiste à traduire concrètement la compréhension du besoin et à faire valider aux commandeurs / utilisateurs les concepts. Cela peut aussi passer par la réalisation d’un POC (Proof of Concept, preuve du concept en Français).
C’est aussi un moment clé dans la conduite d’un projet numérique, car cette étape est la première matérialisation du besoin tel qu’il a été compris par les équipes techniques. A cette étape il peut être essentiel de rassurer son demandeur, de l’impliquer activement et de clarifier avec lui qu’il ne s’agit pas d’une version finale, mais d’une étape intermédiaire.
Ces maquettes vont permettre de tester rapidement, des idées ou des pistes, mais aussi de recueillir des premiers retours pour s’assurer que toute l’équipe projet va dans la bonne direction.
Attention dans cette étape à ne pas trop impliquer d’acteurs différents, un excès de retours peut créer un effet de déception rapide, et au contraire une bulle d’enthousiasme trop rapide. Il faut trouver un équilibre dans l’implication des acteurs et les retours.
Cette étape peut aussi permettre d’ajuster le cahier des charges initial.
Objectif : Créer des maquettes ou ébauches fonctionnelles pour valider les concepts avec les utilisateurs.
Activités :
Livrables :
Une fois les maquettes réalisées et ajustées, la phase de développement va pouvoir être lancée.
Il est important d’avoir à l’esprit, que ce n’est pas parce que les maquettes sont validées que tout est figé. Les tests doivent donc se faire tout au long de la phase de développement. Cette étape doit être bien séquencée en petites étapes, avec des livraisons, validations régulières de versions ou fonctionnalités intermédiaires.
C’est l’itération qui va permettre de valider, de corriger et d’éviter les mauvaises surprises en fin de projet. Cet état d’esprit et cette organisation doivent créer une dynamique et permettrent d’atteindre la construction d’une solution robuste, utile et bien alignée avec les attentes.
Objectif : Ajuster la solution sur la base des retours utilisateurs pour garantir son alignement avec les besoins.
Activités :
Livrables :
Ce n’est pas parce que le développement est terminé et que la solution est opérationnelle que le travail et le projet sont finalisés. Il va falloir stabiliser la solution, la déployer dans un environnement réel.
Si la solution est prête à être utilisée, il faut maintenant préparer le ‘terrain’ pour les utilisateurs finaux. Un plan de déploiement doit être défini, il vise à communiquer auprès des utilisateurs, les accompagner dans la prise en main. Cela doit aussi aller jusqu’à définir un support technique, rédiger une documentation technique et utilisateur, voire de prévoir un ou des temps de formation.
Un bon déploiement ne doit pas uniquement reposer sur la qualité de la solution mais aussi sur la qualité de son lancement.
Objectif : Déployer une solution finalisée et fonctionnelle.
Activités :
Livrables :
La démarche itérative n’est pas seulement une méthode, c’est un état d’esprit qui doit guider les parties prenantes tout au long du projet. Cette approche vise aussi à favoriser la collaboration, l’adaptabilité et la réduction des risques.
Suivre une démarche itérative pour conduire un projet numérique ou DATA, ce n’est finalement pas simplement suivre à la lettre une méthode, c’est mettre en œuvre un état d’esprit fondé sur la collaboration, l’agilité et l’expérimentation.
Une telle approche, doit permettre de construire progressivement une solution calquée aux besoins réels. Elle s’appuie sur des retours réguliers, une remise en question continue, pour maitriser au mieux les risques et éviter les écueils. C’est aussi faire adhérer les parties prenantes à un projet et les sensibiliser à la qualité du rendu final.
Chez Espelia, nous sommes convaincus que cette approche, étape par étape : au travers des tests et des ajustements, en dialoguant que l’on construit la solution durable adaptée et porteuse de valeur.
En somme réussir un projet numérique ce n’est pas viser la perfection au premier coup, c’est apprendre à construire ensemble !
Ressources utilisées :
https://www.banquedesterritoires.fr/la-datavisualisation-comme-levier-dacculturation-la-donnee
https://asana.com/fr/resources/iterative-process
https://www.atlassian.com/fr/work-management/project-management/iterative-process
[1] La méthode agile est une approche de gestion de projet, en ingénierie logicielle, qui repose sur la collaboration, l’adaptation au changement et des cycles de développement courts (itérations) pour livrer des versions fonctionnelles d’un produit. Elle met l’accent sur la communication avec le client, l’amélioration continue et la flexibilité.
[2] Fonctionnel : décrit ce que doit faire la solution pour répondre aux besoins des utilisateurs. Cela concerne les fonctionnalités attendues, les parcours utilisateurs, les règles métiers. Exemple : "l’utilisateur doit pouvoir filtrer les résultats par date"
[3] Technique : décrit comment la solution va être construite. Cela concerne l’architecture, les langages ou outils utilisés, les contraintes de sécurité, de performance ou d’intégration. Exemple : "les données seront stockées dans une base PostgreSQL".
[4] Elle permet de valider la logique de navigation, les parcours utilisateurs, et de s’assurer que la solution répond bien aux besoins fonctionnels avant de lancer le développement
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