Rédigé par Grégoire TEPER, Directeur du Pôle Mobilités
La loi d’orientation des mobilités a enfin été promulguée[i] après de nombreuses vicissitudes :
En intégrant la tenue des Assises de la mobilité à l’automne 2017[iv], il aura donc fallu plus de deux ans pour parvenir à sa promulgation. Et encore, pas moins d’une centaine de décrets d’application est attendue au premier semestre 2020.
Lors de la présentation de la version initiale du texte, en Conseil des ministres, l’objectif était d’améliorer concrètement la mobilité au quotidien de tous les français et dans tous les territoires. Telle était « l’orientation » affichée par le Ministère.
Présentée régulièrement comme une « boîte à outils », la LOM se veut ambitieuse par l’éventail des dispositions - touchant à de nombreuses problématiques - qu’elle contient. La simple énumération des titres de la loi (sauf le dernier) est éclairante : programmation des investissements de l’Etat dans les transports, améliorer la gouvernance en matière de mobilité, réussir la révolution des nouvelles mobilités, développer des mobilités plus propres et plus actives.
Pour toutes ces raisons, prendre la mesure de ce texte – présenté comme aussi important que la LOTI[v] – nécessitera du temps et ce billet ne vise pas à en analyser exhaustivement les apports mais à se concentrer sur ses principaux points et les questionnements qu’ils ne manqueront pas de susciter au sein des Autorités organisatrices (et de leurs Conseils…).
Les dispositions prévoient la couverture intégrale du territoire par des Autorités organisatrices de la mobilité. Il demeure des « zones blanches », couvertes par des Communautés de communes dont la mobilité n’est pas une compétence obligatoire (près de 900 sont concernées), et qui ne s’en sont pas emparées. Le texte prévoit ainsi que soit les Communautés de communes se saisissent de la compétence mobilité (une date limite est ainsi prévue), soit celle-ci est confiée à la Région par défaut.
Ces dispositions vont amener ces collectivités à s’interroger sur :
Le choix entre devenir AOM et conduire des actions de soutien à la mobilité ou être AO2 ?
La suite de ce billet est protégée et réservée aux personnes publiques en faisant la demande à : guillaume.beitz@espelia.fr
[i] LOI n° 2019-1428 du 24 décembre 2019d'orientation des mobilités
[ii]http://www.assemblee-nationale.fr/dyn/15/dossiers/loi_orientation_mobilites?etape=15-PROM - http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl18-157.html
[iii] https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2019/2019794DC.htm
[v] Loi n° 82-1153 du 30 décembre 1982 d'orientation des transports intérieurs
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