Le secteur des transports représente une part importante de la consommation d’énergie finale en France. Les énergies fossiles en dominent très largement le mix énergétique. Si les collectivités peuvent montrer la voie en convertissant leurs flottes captives, elles ont aussi leur place dans la construction des systèmes territoriaux : hub territoriaux d’hydrogène, maillage de stations GNV et électriques.
Obligation légale depuis le 1er janvier 2020 pour certains, la conversion des véhicules des collectivités (bus, cars, véhicules légers…) vers des motorisations propres est pour tous un enjeu écologique et sociétal, au moment où nos économies doivent être de plus en plus décarbonées. Le secteur de la mobilité propre est un secteur en pleine effervescence avec des avancées technologiques majeures : meilleure autonomie, meilleurs réseaux d’approvisionnement, coûts en baisse, etc. Toutefois, la constante reste qu’aucune motorisation propre – électrique, gaz, hydrogène… – n’est objectivement la meilleure : il est donc nécessaire pour chaque collectivité d’étudier quelle technologie est la plus adaptée en fonction des spécificités locales.
Convertir sa flotte de véhicules suppose une révision de la stratégie patrimoniale de la collectivité : doit-elle se porter propriétaire des nouveaux véhicules ou en être locataire ? est-il possible de renouveler rapidement les véhicules ou est-il plus avantageux de privilégier un rythme plus progressif ? quel coût prévoir et comment le financer ? sont autant de questions à solutionner. D’autre part, avant de pouvoir mettre en service ses véhicules propres, il est obligatoire de déployer tout un ensemble de chantiers importants et complexes : opérations de reconversion des dépôts bus, installation des infrastructures de recharge et de maintenance, contractualisation des nouveaux véhicules et impacts de la nouvelle motorisation sur les contrats en cours et leur économie.

L’équilibre entre l’offre de stations de mobilités propres et la demande est au cœur du travail de constitution d’une politique territoriale. La mobilisation des potentiels utilisateurs (transporteurs, logisticiens, collectivités, professions libérales, artisans, entrepreneurs, particuliers, …) permet d’impulser la dynamique et de créer une demande. Le GNV apparait aujourd’hui comme la solution la plus mature et adaptée pour une mobilité des véhicules poids-lourds plus respectueuse de l’environnement. Par ailleurs le Bio-GNV s’inscrit dans une démarche d’économie circulaire. La filière méthanisation répartie sur l’ensemble du territoire apporte des emplois et des retombées économiques pour des filières agricoles souvent en difficulté.
L’hydrogène carburant est à ce jour moins mature que l’électrique et le GNV, il est néanmoins prometteur étant donné son caractère vertueux dans sa forme « décarbonée », la possibilité de l’associer au stockage d’énergie pour les énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire) ou encore la possibilité de récupérer de l’hydrogène fatal dans certains process industriels. La stratégie nationale pour le développement de l’hydrogène décarboné en France donne les moyens de transformer l’expérimentation en offre industrielle. Au-delà de l’identification des potentiels de production d’hydrogène décarboné ou de récupération et des usages, la constitution d’un système territorial hydrogène demande l’édification d’un nouveau modèle économique et la conclusion de partenariats sur le long terme.
Une fois la politique territoriale stabilisée, la question du choix du mode de réalisation et de gestion des stations est une étape cruciale. Portage privé, portage public, en concession, en marché public, avec ou sans performance, … nombreuses sont les possibilités. Sur ce secteur encore peu habitué aux contrats publics, une attention particulière doit être portée à la passation des contrats et notamment à l’encadrement des tarifs.
Nous accompagnons les collectivités dans la mise en place des systèmes territoriaux de mobilités propres, dans leurs projets de transition énergétique de leurs flottes de véhicules et de leurs dépôts et dans la mise en œuvre opérationnelle des stations GNV, hydrogène et électrique publiques et semi-publiques.
Notre approche tire sa force d’une expérience riche en missions d’assistance aux collectivités sur la réalisation d’infrastructures et la gestion de services de mobilité au sens large. Ainsi, nous apportons une vision allant au-delà de l’élaboration de sa politique territoriale de mobilités propres en prenant en compte la question du matériel roulant et les impacts sur la gestion des services publics de transport et de collecte des déchets (contrats en cours, jeu concurrentiel, articulation d’un programme d’investissement avec l’exploitation quotidienne du service, etc.).
Cette capacité à concilier vision d’ensemble et conseil opérationnel précis nous permet de vous apporter une expertise complète et robuste dans le processus de transition vers une mobilité propre sur votre territoire.
Accompagnement pour la réponse à un appel à projet hydrogène et dans la rédaction de l’appel d‘offres conception-réalisation d’une station hydrogène - Communauté d’Agglomération de l’Auxerrois
21 oct. 2021
Découvrir l'étude >Assistance à maîtrise d’ouvrage pour la mise en œuvre d’un marché global de performance pour l’adaptation des centres d’exploitation et la fourniture de GNV / biogaz pour les besoins du réseau de bus d’Angers Loire Métropole
21 oct. 2021
Découvrir l'étude >Assistance à maîtrise d’ouvrage pour la transition énergétique au GNC du réseau de bus du Syndicat des Mobilités de Touraine
21 oct. 2021
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Espelia accompagne les collectivités, les acteurs publics et leurs partenaires dans la conception, la gestion et la transformation des politiques publiques locales. Cabinet de conseil engagé au service de l'intérêt général, Espelia mobilise des expertises stratégiques, juridiques, financières et opérationnelles pour aider les territoires à construire des solutions durables et résilientes.