Espelia conseille les collectivités qui accompagnent, mettent en place et/ou gèrent des services ou établissements d'hébergement, d'accueil ou d'accompagnement pour les personnes âgées et/ou dépendantes.
Au cours de l’histoire, le développement des politiques vieillesse est marqué par la diversification des modes d’aide et de prise en charge de cette population. Ces politiques ont suivi les évolutions économiques, sociales et sociétales. Assimiler vieillesse et pauvreté est devenu moins pertinent, à mesure que les retraités sont devenus une catégorie sociale relativement aisée en comparaison des autres strates démographiques. En revanche, l’isolement social et la dépendance sont devenus des problématiques de plus en plus importantes, en lien avec le vieillissement accéléré de la population. C’est pourquoi une approche plus médicale de la vieillesse, de plus en plus considérée sous l’angle des incapacités, de la dépendance, et surtout du maintien de l’autonomie, s’est développée ces dernières années.
L’orientation politique actuelle a entrainé des actions fortes en faveur du maintien à domicile dans la restructuration des mécanismes d’accompagnement.
La mise en place de l’Allocation personnalisée d’Autonomie (APA) en 2001 a permis une simplification de l’accès aux droits et une diversification de l’accompagnement en particulier dans les services nécessaires au maintien à domicile. En instituant le plan d’alerte et d’urgence en 2004 ou le CESU en 2005, le législateur a favorisé le développement du maintien à domicile des personnes âgées, en le sécurisant et en simplifiant ses modes de financement.
Pour autant, de nombreux enjeux subsistent. Le droit au répit de l’aidant, même si consacré dans la loi Adaptation de la société au vieillissement du 28 décembre 2005, se heurte au nombre peu important de structures dédiées et de lieu de ressources. Les mécanismes de coordination doivent sans cesse être renouvelés, dès lors qu’ils sont souvent l’initiative des collectivités et donc dépendantes des limites administratives. Enfin, les enjeux autour de la solitude invite à intégrer dans le maintien à domicile les problématiques sociales et psychologiques du Grand Âge.

L’examen des politiques vieillesse promulguées ces dix dernières années fait apparaitre le maintien à domicile des personnes âgées comme la première des priorités. Cette volonté politique semble en accord avec celle de la population. En effet, un rapport de la Cour des Comptes intitulé « Maintien à domicile des personnes âgées en perte d’autonomie », publié en 2017, affirme que « 90% des français expriment une préférence pour la prise en charge à domicile ».
Cependant, il est intéressant de noter que « plus les revenus sont élevés, plus l’hébergement en établissement est privilégié ». Cette population aisée et plus autonome que la moyenne, se tourne davantage vers les résidences services proposant des solutions d’hébergement adaptées à leurs attentes. Le nombre de résidences services a ainsi fortement augmenté ces dernières années, confortées par la reconnaissance législative de ces résidences conférée par la loi ASV (728 en 2018 contre 580 en 2016 avec des estimations prospectives supérieures à 1 000 à l’horizon 2020).
Les résidences autonomie semblent ainsi en concurrence avec le maintien à domicile d’une part, et les résidences services d’autre part. Alors que la loi ASV conforte le rôle des résidences autonomie en leur donnant « un nouveau souffle », celles-ci semblent souffrir d’un déficit d’attractivité, se caractérisant par une baisse des taux d’occupation et des déséquilibres économiques forts.
Historiquement initiée dans la lutte contre la précarité, les politiques vieillesse se centrent rapidement sur la prise en charge de la dépendance : développement des EHPAD, construction de foyers-logement (ex-résidences-autonomie), services d’aide-ménagère, de soins à domicile, exonérations fiscales pour l’emploi direct, chèques services (ex CESU), ouverture du secteur de l’aide à domicile aux entreprises à but lucratif sous condition d’agrément, Prestation Spécifique Dépendance (ex APA), etc.
Aujourd’hui, outre les services à domicile, l’EHPAD reste l’établissement par excellence de la prise en charge de la dépendance. Or, cet équipement fait face à de nombreux défis.
La crise sanitaire de l’année 2020 a mis en exergue la fragilité des résidents, écartelés entre protection médicale et isolement social. Le manque d’attractivité du secteur, par ailleurs, est d’autant plus prégnant que l’augmentation de l’espérance de vie allonge les séjours et donc les besoins en personnel. La gestion tutélaire par les départements nécessite, enfin, un dialogue constructif entre une collectivité dont les besoins en financement n’iront qu’en augmentant avec le vieillissement de la population, et des opérateurs du secteur, encore majoritairement publics, eux aussi contraints d’imaginer de nouvelles manières d’offrir ce service public dans des budgets contraints.
Nos experts pluridisciplinaires s’associent à vos équipes tant dans le diagnostic des besoins territoriaux, que dans la genèse et la mise en œuvre de projets d’équipements et de services ou le suivi et l’évolution des équipements/services existants.
Nos consultants connaissent parfaitement le secteur des services ou établissements hébergement, d'accueil ou d'accompagnement pour personnes âgées et/ou dépendantes et ont accompagné de nombreuses collectivités dans des études stratégiques, l’accompagnement de projets locaux ou dans la mise en œuvre et la gestion d’EHPAD et de résidences senior.
Nous proposons à la collectivité une approche pluridisciplinaire : technique, financière et juridique, qui nous permet d'aborder l’ensemble des thématiques liées à l’accompagnement des personnes âgées et/ou dépendantes.
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